Le Canada resserre son programme antidopage en 2021

(Ottawa, Ontario – le 21 janvier 2021) – Le Canada, une référence mondiale en lutte antidopage, vient de renouveler son engagement pour un sport propre et éthique en instaurant le nouveau Programme canadien antidopage 2021 (PCA).

Pour les organismes nationaux de sports et les organismes multisports, l’adoption du nouveau PCA signifie la conformité au Code et aux Standards internationaux 2021 de l’Agence mondiale antidopage (AMA). À ce jour, 69 organismes sportifs canadiens l’ont adopté, et 15 organismes multisports ont signé la Convention du PCA, qui concerne les organismes soucieux de montrer leur engagement envers le sport propre, mais qui n’ont pas d’athlètes membres.

« Ce programme est le fruit de consultations exhaustives auprès des athlètes, d’acteurs influents et d’experts techniques de tous les horizons du système sportif canadien, explique Paul Melia, président-directeur général du Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES). Aidé d’AthlètesCAN, le CCES a tenu des discussions de groupe avec les athlètes des équipes nationales et mené un sondage pancanadien auprès d’eux pour que leurs intérêts l’emportent sur tout. »

« Le fait que les athlètes ont été au centre des efforts de consultation montre l’importance que nous avons dans le système sportif, indique Pierre-Luc Laliberté, président d’AthlètesCAN, l’association des athlètes des équipes nationales canadiennes. AthlètesCAN estime qu’il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte contre le dopage, mais les athlètes canadiens sont fiers de contribuer à ce que tout le monde puisse concourir à chances égales. »

M. Laliberté ajoute que selon le sondage, la vaste majorité (85 %) des athlètes des équipes nationales trouve que les mesures antidopage au Canada sont efficaces, mais moins de la moitié (45 %) estime que c’est le cas à l’international.

De son côté, M. Melia souligne que le PCA 2021 comprend des nouveautés importantes, comme la toute nouvelle Déclaration des droits antidopage des sportifs de l’AMA. « C’est un grand pas en avant. La Déclaration est le fruit du travail d’un groupe dévoué d’athlètes mené par l’olympienne canadienne Beckie Scott. Ils ont fait front commun pour la promotion d’un sport propre et axé sur les athlètes, et leurs efforts profiteront à tous les athlètes », ajoute-t-il.

La Déclaration confirme les droits des athlètes énoncés dans le Code de l’AMA en énonçant plus d’une douzaine de conditions précises, dont l’égalité des chances et le droit à des programmes de contrôles justes, à la justice, à la reddition de comptes, à l’éducation et à des mécanismes de dénonciation.

Elle présente aussi des droits que les athlètes de partout sur la planète souhaitent voir adoptés par les organisations nationales antidopage. Le PCA 2021 intègre les exigences et les revendications de la Déclaration, dont les suivantes :

  • Le droit à un système antidopage sans corruption
  • Le droit de participer à la gouvernance et à la prise de décision
  • Le droit à l’assistance juridique

Parmi les autres modifications importantes du PCA 2021, notons :

  • Certains membres désignés du personnel d’encadrement (dont des dirigeants, des administrateurs, des employés et des bénévoles) des organisations assujetties devront suivre une formation en ligne et signer une entente confirmant qu’ils ont compris leurs obligations en regard du programme. Cela ne veut pas dire que ces personnes feront l’objet de contrôles, mais qu’elles doivent accepter de ne pas enfreindre intentionnellement les règles du Code, notamment en ce qui concerne la falsification, le trafic, l’administration, la complicité, l’association interdite et les représailles.
  • Le PCA introduit une nouvelle catégorie, soit les substances donnant lieu à des abus. Cette catégorie regroupe notamment la cocaïne, l’héroïne, la MDMA (« ecstasy ») et le THC (le principal agent psychoactif du cannabis). Les athlètes qui ont consommé ces substances peuvent obtenir une réduction de leur sanction (qui sera alors de trois mois) s’ils sont en mesure de démontrer que la consommation a eu lieu hors compétition et n’a pas affecté leur performance sportive. De plus, la sanction de trois mois peut être réduite à un mois si l’athlète suit de manière satisfaisante un programme de traitement contre les substances d’abus approuvé par le CCES.
  • Bien que le Code 2021 autorise les fédérations sportives internationales à utiliser les données d’analyse de contrôle du dopage à des fins de contrôle de genre ou d’autres règles d’admissibilité, le PCA 2021 indique expressément que le CCES ne va utiliser ces données qu’à des fins légitimes de lutte contre le dopage.
  • Après une violation des règles antidopage, les organismes sportifs doivent automatiquement mener une enquête, en rapporter les conclusions au CCES et lui suggérer des mesures correctives. En outre, des amendes peuvent être imposées aux organismes sportifs présentant d’importants problèmes de dopage s’ils ne mènent pas l’examen interne obligatoire ou ne mettent pas en œuvre les mesures recommandées.

Le Programme canadien antidopage 2021 est entré en vigueur le 1er janvier, en même temps que le Code 2021 de l’AMA.

À propos du CCES

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du Programme canadien antidopage. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les communautés et notre pays. Le CCES reconnaît être subventionné en partie par le gouvernement du Canada. Nous nous engageons à bâtir un sport meilleur en travaillant en collaboration en vue d’activer un système sportif axé sur des valeurs et des principes; de protéger le sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces contraires à l’éthique; et de faire la promotion d’un sport juste, sécuritaire et ouvert à tous.

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Megan Cumming
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