Les dirigeants des organismes antidopage du monde appellent à la réforme du système antidopage

(Ottawa, Ontario – le 11 mars 2019) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) diffuse la déclaration commune suivante des dirigeants d’organisations antidopage nationales, en prévision de l’imminente élection présidentielle à l’Agence mondiale antidopage (AMA).


Les dirigeants des organismes antidopage du monde appellent à la réforme du système antidopage

  • Avant la tenue du symposium, les dirigeants des ONAD se sont réunis à Lausanne pour discuter d’importantes réformes du système antidopage, en prévision de l’élection présidentielle à l’AMA.
  • Les dirigeants demandent aux candidats à la présidence de l’AMA de s’engager publiquement :
    • à réitérer leur appui aux principes généraux des propositions de réforme de Copenhague (2016) exhortant l’organisme mondial de réglementation à devenir plus indépendant et transparent et à adopter des pratiques exemplaires de gouvernance;
    • à être solidaires avec les athlètes, qui prennent de plus en plus la parole;
    • à assurer un recensement exhaustif, transparent et rigoureux des données du laboratoire de Moscou et à poursuivre en justice toutes les personnes impliquées.

Les dirigeants de 18 organisations antidopage nationales se sont réunis aujourd’hui à Lausanne, à un moment crucial pour discuter de l’état actuel du sport propre.

Le message de cette rencontre, tenue la veille du symposium annuel de l’Agence mondiale antidopage, est clair : l’AMA, qui s’apprête à élire le quatrième président de son histoire, doit saisir cette occasion unique de réformer le système antidopage. Selon les dirigeants, la réaction de la communauté antidopage déterminera l’orientation du système antidopage pour les années à venir, et il est essentiel de prendre les bonnes décisions pour restaurer la confiance du public et des athlètes envers l’organisme mondial de réglementation.

Les dirigeants des ONAD demandent aux candidats à la présidence de l’AMA de prendre trois engagements cruciaux. Premièrement, la révision de la gouvernance de l’AMA doit se poursuivre pour que les réformes décrites dans les propositions de Copenhagen puissent être complètement mises en œuvre. En éliminant les risques de conflits d’intérêts de la structure de gouvernance actuelle de l’AMA, l’organisme deviendra plus crédible aux yeux de ses plus importants intervenants : les athlètes propres.

Deuxièmement, les candidats à la présidence devraient montrer leur attachement indéfectible à s’engager envers les athlètes du monde entier. Les athlètes propres n’ont aucun moyen de se faire entendre, et ce, depuis trop longtemps. La situation doit absolument changer. 

Troisièmement, les candidats doivent poursuivre les démarches de l’agence en vue d’obtenir les données du laboratoire de Moscou, en s’engageant à en assurer un recensement exhaustif, transparent et rigoureux. Selon des rapports antérieurs de l’AMA, les données du laboratoire de Moscou contiendraient des milliers d’échantillons présumés positifs. Ceux-ci doivent faire l’objet d’une enquête. Les athlètes demandent que cet examen soit réalisé de façon transparente et que soient rendus publics, notamment, le nombre exact de contrôles positifs et la manière dont chacun a été traité. Ce processus prendra plusieurs mois, et possiblement des années, et le prochain président de l’AMA ne doit pas tenter de tourner la page sur ce scandale. Au contraire, il doit s’engager à assurer la tenue d’une enquête complète et à poursuivre la quête de justice – quels que soient les délais ou les coûts. Les dirigeants des ONAD réitèrent leur offre d’assister l’AMA à cet égard.

La présente déclaration a reçu l’appui de l’organisation antidopage nationale des pays suivants :

  1. Australie
  2. Autriche
  3. Belgique (ONAD de Flandres)
  4. Canada
  5. Danemark
  6. Estonie
  7. Finlande
  8. France
  9. Allemagne
  10. Irlande
  11. Japon
  12. Pays-Bas
  13. Nouvelle-Zélande
  14. Norvège
  15. Singapour
  16. Afrique du Sud
  17. Suède
  18. Suisse
  19. Royaume-Uni
  20. États-Unis
À propos du CCES

Le CCES est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du PCA. En vertu des règles du PCA, le CCES est tenu de rendre publique toute violation aux règles antidopage. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Nous avons pris l’engagement de travailler en collaboration à activer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; à protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; et à défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous.

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Renseignements :

Ben Lungo
Agent des communications
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