CCES partage l'énoncé conjoint élaboré par les dirigeants de l'ONAD après le sommet à Bonn

(Ottawa, Ontario – 18 janvier 2018) – Les dirigeants de 19 organisations nationales antidopage (ONAD) se sont réunis pour un cinquième sommet spécial, cette fois à Bonn, pour discuter des questions urgentes qui demeurent encore sans réponses, et ce, à quelques semaines des Jeux olympiques d’hiver. La déclaration qui suit est le communiqué de presse conjoint des 19 ONAD qui ont assisté à la rencontre.

Les dirigeants des ONAD réclament des critères clairs et un processus transparent pour la sélection des athlètes olympiques de Russie

(Bonn, Allemagne – 18 janvier 2018) – Les dirigeants des ONAD prennent la parole en appui aux athlètes propres qui font face à une aire de jeu incertaine et qui ont déclaré craindre qu’une compétition sans dopage soit compromise.

Le Comité International Olympique (CIO) ayant reconnu, sur la base de multiples enquêtes internationales, que la présomption d’innocence a été perdue pour les athlètes olympiques de Russie (AOR), il était impératif que le CIO détermine des critères clairs et un processus transparent en vue de permettre l’inclusion d’AOR aux Jeux. Pour protéger les droits des athlètes qui ne se dopent pas, tel que l’exige la Charte olympique, il est nécessaire que la barre soit placée plus haut pour les AOR en vue d’être admis à concourir lors des prochains Jeux olympiques d’hiver.

Malheureusement, à moins de trois semaines des Jeux de PyeongChang, les critères appliqués pour permettre aux AOR de concourir en Corée du Sud n’ont pas été publiés.   

Depuis la décision du CIO le 5 décembre 2017, le panel a disposé de plus de six semaines pour annoncer publiquement des critères objectifs clairs. Les dirigeants des ONAD espèrent que les décisions du panel seront le reflet de la gravité de la situation dans laquelle se trouve le sport et feront respecter les droits des athlètes qui ne se dopent pas. Mais, indépendamment du résultat, le défaut d’annoncer ces critères et d’en arriver plus rapidement à une décision constitue une occasion ratée qui sape les droits des athlètes propres.

Tôt en décembre, un groupe de dirigeants des ONAD,  par le truchement de l’Institut des ONAD, a formulé des recommandations pour l’Agence mondiale antidopage (AMA), sur la base de leur expertise de la lutte contre le dopage, pour des normes appropriées à utiliser pour évaluer l’admissibilité des AOR à concourir à PyeongChang. Ces normes ont été soumise au panel du CIO; ils sont résumées ci-dessous et présentées intégralement ici.

Les dirigeants des ONAD ont convenu à Bonn que des critères fermes et exigeants, ainsi que les noms des athlètes russes et leur historique des contrôles individuels auxquels ils s’étaient soumis, devaient être publiés dès que possible.

Des critères objectifs publiés servent les intérêts des athlètes propres et contribueront à restaurer la confiance dans l’intégrité du sport international qui a été profondément mise à mal par le scandale du dopage russe.

Les dirigeants des ONAD ont pressé le CIO d’assujettir toute reconnaissance future du Comité olympique russe (COR) à l’exécution de la Feuille de route vers la conformité au Code de l’AMA. Cela impliquera la conformité à au moins deux exigences qui ne sont pas actuellement satisfaites : les constatations des Rapports McLaren n’ont pas encore été reconnues et l’AMA n’a pas obtenu l’accès aux prélèvements et aux données conservés au laboratoire de Moscou. Si ces conditions ne sont pas remplies, il est clair, pour les dirigeants des ONAD, que la suspension du COR ne devrait pas être levée. Il ne fait aucun sens que le simple paiement d’une amende puisse suffire pour que le COR soit réintégré.

La protection des lanceurs d’alerte demeure un sujet de grande préoccupation et les dirigeants des ONAD ont exhorté le CIO de fournir plus d’aide à cet égard en réclamant publiquement la protection des lanceurs d’alerte et en assujettissant toute réintégration du COR à leur sécurité permanente.

Les dirigeants des ONAD reconnaissent que les mesures prises précédemment par le CIP et l’IAAF ont été des moyens efficaces de répondre à cette crise et constituent un exemple pour le CIO.

Au nom des dirigeants des ONAD des pays suivants : Allemagne, Australie, Autriche, Canada, Danemark, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Japon, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, République d’Irlande, Royaume-Uni, Singapour, Slovénie, Suède, Suisse. 

Résumé des critères objectifs

  • Un minimum de 12 mois de contrôles dans un programme conforme au Code mondial antidopage,
  • Niveaux minimaux des contrôles hors compétition,
  • Application du passeport biologique et analyses additionnelles si nécessaire,
  • Aucune association avec des entraîneurs interdits ni référence à l’intérieur des Rapports McLaren ou autre preuve médico-légale,
  • Aucune affaire en instance,
  • Divulgation complète de toute connaissance d’activité de dopage.

Lien vers les critères complets 

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Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du Programme canadien antidopage. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Nous avons pris l’engagement de travailler en collaboration à activer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; à protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; et à défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous.

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