Le CCES salue la décision du COC et du CPC et recommande le report des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo

(Ottawa, Ontario – le 23 mars 2020) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) salue le leadership du Comité olympique canadien (COC) et du Comité paralympique canadien (CPC), qui ont décidé de ne pas envoyer de délégation canadienne à Tokyo si les Jeux avaient lieu cet été.

Le CCES recommande d’ailleurs au Comité international olympique (CIO) et au Comité international paralympique (CIP) de reporter immédiatement les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo jusqu’à ce que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare la pandémie de coronavirus sous contrôle.

Le monde fait face à la plus grande crise de santé publique de l’histoire récente.

À la lumière des connaissances médicales et scientifiques existantes, l’OMS estime que la pandémie de coronavirus est une crise profonde et qu’il est impératif d’appliquer des mesures strictes de distanciation sociale. Conformément à cette recommandation et aux avis de ses experts, le gouvernement du Canada a instauré des mesures sans précédent et diffuse activement ce message.

Nous devons aborder toutes nos décisions, y compris celles concernant les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, sous l’angle de la santé publique.

Le CCES accorde une importance cruciale aux Jeux olympiques et paralympiques. Nous sommes conscients des sacrifices consentis par les athlètes. Nous reconnaissons aussi les efforts déployés par tous les paliers de gouvernement, les organisateurs et les organismes sportifs pour planifier et préparer cet événement d’envergure. Toutefois, ces facteurs et autres impératifs commerciaux ne doivent jamais prendre le pas sur la santé et la sécurité de tous les athlètes, de leurs parents et amis, de leur personnel d’encadrement, des Canadiennes et Canadiens, et de toute la population mondiale.

Toute réticence à ne pas reporter immédiatement les Jeux est indéfendable pour au moins trois raisons. Tout d’abord, les athlètes qui décideraient de poursuivre leur entraînement en prévision des Jeux de Tokyo s’exposeraient à des risques d’infection sur la base de messages explicites et implicites incohérents concernant la durée probable de la crise, la gravité des risques et l’urgence de pratiquer une distanciation sociale maximale. Ce faisant, ils mettraient en danger leur famille, leurs amis et le public général, ce qui risque d’engorger encore plus les systèmes de santé dans le monde. Enfin, une telle indécision sape les efforts de l’OMS et des gouvernements nationaux et locaux qui exhortent leurs citoyens à appliquer les mesures de distanciation sociale qui s’imposent.

En n’agissant pas immédiatement pour reporter les Jeux, le CIO et le CIP envoient le message qu’ils accordent plus d’importance aux Jeux qu’à la santé et au bien-être des athlètes, des Canadiennes et Canadiens et, en effet, de la population mondiale. Le CIO et le CIP ne doivent pas envoyer ce message. Le CCES demande donc au CIO et au CIP de reporter immédiatement les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo jusqu’à ce que l’OMS déclare la pandémie sous contrôle.

À propos du CCES

Le CCES est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du Programme canadien antidopage. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Le CCES reconnaît la contribution financière du gouvernement du Canada. Nous avons pris l’engagement de travailler de façon collaborative pour engendrer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; de protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; de défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous.

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Megan Cumming
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