Un entraîneur en cyclisme suspendu à vie pour avoir administré une substance interdite à une athlète

(Ottawa, Ontario – le 1er avril 2009) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) vient d’annoncer qu’André Aubut, entraîneur en cyclisme, a commis une violation des règles antidopage en administrant une substance interdite, de l’érythropoïétine (EPO), à Geneviève Jeanson durant sa carrière en cyclisme. 

Le CCES en est arrivé à cette conclusion après avoir enquêté pendant 12 mois sur les déclarations faites par Madame Jeanson au cours d’une entrevue télédiffusée par Radio-Canada les 20 et 27 septembre 2007. 

Cette enquête a permis d’établir que Monsieur Aubut avait directement administré une substance interdite à Madame Jeanson durant sa carrière en cyclisme et a incité, contribué et porté assistance à l’administration d’EPO à Geneviève Jeanson. L’administration directe d’une substance interdite ou toute aide fournie à un athlète en vue de lui faciliter l’usage d’une substance interdite constitue une violation aux règles antidopage. En réponse à la conclusion du CCES, M. Aubut a choisi de se prévaloir de son droit à une audition. 

Dans sa sentence, l’arbitre Michel G. Picher a déclaré : « […] M. Aubut s’est rendu coupable d’une violation des règles antidopage au sens du règlement 7.35 des règlements relatifs aux violations et conséquences. Il a directement administré de l’érythropoïétine (EPO) à Mme Jeanson alors qu’il était son entraîneur. De plus, l’arbitre doit conclure que M. Aubut a incité, contribué et porté assistance à l’administration de substances interdites à Mme Jeanson, toujours alors qu’il était son entraîneur. » 

« Puisque cette violation des règles antidopage commise par M. Aubut implique notamment l’administration de substances interdites à une mineure, l’arbitre ordonne que la sanction pour cette violation soit une période de suspension à vie, conformément au règlement 7.36 […] » 

Cette enquête, sur le rôle du personnel d’encadrement d’un athlète, est la première réalisée par le CCES en s’appuyant sur le nouveau Code mondial antidopage, qui reconnaît dorénavant que les analyses ne sont pas les seuls moyens d’éradiquer le dopage dans le sport. En vertu du Programme canadien antidopage, le CCES a le pouvoir et le devoir d’enquêter sur toute allégation de violation antidopage ou aveux impliquant des athlètes et leur personnel d’encadrement. 

Le CCES est un organisme indépendant, national et sans but lucratif. Notre mission, soit la promotion de l’éthique dans le sport au Canada, se réalise grâce à la recherche, la promotion, l’éducation, la détection et la dissuasion, ainsi que par divers programmes et partenariats avec d’autres organismes. 

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