Le nouveau Programme canadien antidopage est efficace

Des allégations de dopage entraînent le retrait de neuf athlètes canadiens avant les Jeux de 2015 à Toronto

 

(Ottawa, Ontario – 14 octobre 2015) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a révélé aujourd’hui que le nouveau Programme canadien antidopage (PCA) est efficace et permet de détecter le dopage dans le monde sportif canadien.

Lancé le 1er janvier 2015, le nouveau PCA satisfait aux exigences rigoureuses du Code mondial antidopage 2015. Le CCES a la responsabilité de mettre en œuvre le Code au Canada au profit de la communauté sportive canadienne

Grâce à un programme de contrôle du dopage intelligent et plus complet, neuf athlètes canadiens qui faisaient face à des allégations de dopage se sont retirés des qualifications d’Équipe Canada avant les Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 à Toronto (Toronto 2015). Cinq de ces athlètes se sont vus imposer des suspensions allant de trois ans et huit mois à quatre ans. Il est désormais interdit à ces athlètes de participer à quelque titre que ce soit à tout sport signataire du PCA. Les quatre autres cas sont devant le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC), un organisme indépendant, afin de déterminer les mesures appropriées à prendre.

Des neufs athlètes qui se sont retirés avant les Jeux, huit s’étaient rendus aux dernières étapes de qualification pour les Jeux panaméricains et un pour les Jeux parapanaméricains.

« Ces résultats permettent de tirer quelques leçons importantes, dit Paul Melia, président-directeur général du CCES. Premièrement, c’est un rappel brutal que le dopage demeure une réalité au sein du sport au Canada. Deuxièmement, nous avons la preuve que le nouveau PCA, qui met l’accent sur la sensibilisation, les contrôles plus nombreux, la collecte de renseignements et les enquêtes ciblées, est efficace. »

Paul Melia a salué le Comité olympique canadien, le Comité paralympique canadien et plus de 60 organismes nationaux de sport, qui ont contribué financièrement à l’expansion et au renforcement du PCA.

Au cours des trois mois précédant Toronto 2015, 1 037 échantillons d’urine ont été prélevés auprès des athlètes canadiens, presque deux fois plus que pendant la même période l’an dernier. La formation obligatoire pour les athlètes a permis à plus de 20 500 athlètes d’équipes nationales, d’universités et de collèges d’accéder au module d’apprentissage en ligne amélioré au cours des huit premiers mois de 2015.

« Personne ne se réjouit d’apprendre qu’un athlète a été contrôlé positif, ajoute Caroline Assalian, chef du sport pour le Comité olympique canadien, mais sans la hausse des contrôles du dopage, on aurait pu voir un athlète canadien tester positif pour une substance interdite pendant les Jeux eux-mêmes. Les répercussions auraient été très graves et importantes pour les membres d’Équipe Canada, sans mentionner qu’elles auraient fait de l’ombre à des Jeux qui ont été très réussis. »

« À nous le podium a pour mission d’aider les athlètes canadiens et les organismes nationaux de sport qui font preuve d’esprit sportif sans se doper à monter sur le podium, explique Anne Merklinger, directrice générale d’À nous le podium. Il est tout aussi important d’investir dans tous les aspects du jeu, que ce soit les athlètes, les entraîneurs, les programmes de haut niveau, la recherche et l’innovation et les actions en matière de lutte contre le dopage, pour offrir des règles du jeu équitables. Nous félicitons le CCES, qui a fait preuve de leadership en s’assurant que tous les athlètes aient les mêmes possibilités d’accéder au podium à l’échelle internationale. »

Équipe Canada a établi un record de présences sur le podium, tant aux Jeux panaméricains (217 médailles) qu’aux Jeux parapanaméricains (168 médailles).  

« Il ne fait aucun doute que l’approche élargie envers le dopage au Canada donne l’effet escompté, confirme Catherine Gosselin-Després, directrice exécutive, sport pour le Comité paralympique canadien. Grâce à un programme de formation obligatoire, nos athlètes obtiennent les renseignements dont ils ont besoin pour éviter le dopage par inadvertance. En dernier ressort, le PCA permet de s’assurer que tous les participants qui prennent part à des compétitions le font selon des règles de jeu justes et équitables. »

Paul Melia a également mentionné qu’au cours des huit premiers mois de 2015, le CCES a signalé 18 violations aux règles antidopage, incluant les neuf cas liés à Toronto 2015, soit beaucoup plus que le total de 13 cas pour l’année 2014 en entier. De plus, deux des cas cette année impliquent des athlètes provenant de sports sans antécédent en matière de dopage.   

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du Programme canadien antidopage. En vertu des règles du PCA, le CCES est tenu de rendre publique toute violation aux règles antidopage. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Nous avons pris l’engagement de travailler en collaboration à activer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; à protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; et à défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous. 
 

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