Jeux paralympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang – renseignements antidopage

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) s’engage à fournir aux athlètes d’Équipe Canada les renseignements antidopage dont ils ont besoin pour participer aux Jeux paralympiques d’hiver (les Jeux) de 2018 à PyeongChang. La présente vise à rappeler les règles et les responsabilités antidopage qui s’appliquent en tout temps aux athlètes d’Équipe Canada et certains renseignements propres à ces Jeux.

Règles antidopage

Le Code antidopage du Comité international paralympique (IPC) sera en vigueur pendant les Jeux. La période des Jeux débutera le 3 mars 2018 (l'ouverture du Village des athlètes) et prendra fin le 18 mars 2018 (à la fin des cérémonies de clôture). Au cours de cette période, les athlètes pourraient subir des contrôles du dopage de l’IPC. Comme toujours, les athlètes pourraient en être avisés en tout temps et en tout lieu partout dans le monde, sans préavis.

Liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage

La Liste des interdictions 2018 de l'Agence mondiale antidopage (AMA) est maintenant publique et est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Selon le Guide de contrôle antidopage de l’IPC, les échantillons prélevés pendant la période de 12 heures avant le début de la compétition et jusqu’à sa fin seront analysés en tenant compte de toutes les substances et les méthodes qui figurent dans la Liste des interdictions 2018 de l’AMA. Une compétition fait référence à une course, à un match ou à une partie. Les échantillons prélevés en dehors de la période de compétition d’un athlète seront analysés en tenant compte des substances et des méthodes interdites hors compétition uniquement.

Droits et responsabilité antidopage des athlètes pendant les Jeux

Pendant les Jeux, en conformité avec les droits et les responsabilités des athlètes en vertu du Programme canadien antidopage, les athlètes d’Équipe Canada sont :

  • encouragés à se faire accompagner pendant un contrôle du dopage afin que cette personne agisse comme représentant et aide pour la traduction et l’interprétation, au besoin;
  • invités à signaler leurs inquiétudes concernant le processus de contrôle du dopage dans un Rapport supplémentaire (le cas échéant) ou dans la section Commentaires du Formulaire de contrôle du dopage;
  • sont mis au courant de nouveau qu’une fois qu’ils ont été avisés qu’ils doivent subir un contrôle du dopage, ils doivent se rendre immédiatement au poste de contrôle du dopage, à moins qu’ils demandent un délai pour une raison valable et que ce soit approuvé par l’équipe antidopage responsable des Jeux de 2018 à PyeongChan.

Les raisons valables pour exiger un délai avant de se rendre à un poste de contrôle du dopage comprennent :

  • Prendre part à une période de récupération;
  • Obtenir un traitement médical;
  • Remplir un engagement auprès des médias;
  • Participer à une séance d’entraînement;
  • Assister à une cérémonie de remise des médailles.

Si un athlète obtient un délai pour se présenter à un poste de contrôle du dopage ou pour quitter un poste de contrôle du dopage, il devra être accompagné par une escorte.

Visitez le site Web du CCES pour obtenir d’autres renseignements antidopage, incluant les procédures de prélèvement des échantillons ainsi que les droits et les responsabilités des athlètes.

Programme de localisation

Afin de protéger les athlètes sains et de rendre la lutte contre le dopage plus efficace, l’IPC recueillera des renseignements sur la localisation.

Le Guide de contrôle antidopage de l’IPC stipulent que les athlètes d’Équipe Canada qui font partie du Groupe cible enregistré (GCE) du CCES, de IPC ou de la Fédération mondiale de curling (WCF) doivent continuer à mettre à jour les renseignements sur leur localisation dans ADAMS pendant les Jeux. Les renseignements sur la localisation pendant les Jeux doivent comprendre :

  • Période de 60 minutes pour subir un contrôle du dopage;
  • Détails sur l’hébergement (incluant l’édifice et le numéro de chambre dans le village);
  • Horaire de compétition;
  • Emplacements et heures des séances d’entraînement.

Les athlètes peuvent nommer un chef d’équipe, un agent, un entraîneur ou une autre personne qui peut soumettre les renseignements sur leur localisation en leur nom, mais ils demeurent responsables de l’exactitude de leurs renseignements.

Les athlètes d’Équipe Canada qui font partie du Groupe national d’athlètes (GNA) ou du GCE du CCES doivent tenir leur chef d’équipe informé des renseignements suivants pendant les Jeux:

  • Horaires de déplacement,
  • Détails sur l’hébergement (incluant l’édifice et le numéro de chambre dans le village);
  • Horaire de compétition;
  • Emplacements et heures des séances d’entraînement.

Médicaments

À compter du 1er janvier 2018, les athlètes qui doivent prendre des médicaments prescrits ou en vente libre doivent vérifier le statut de tous leurs médicaments afin de déterminer s’ils figurent dans la Liste des interdictions 2018 de l’AMA.

Au Canada, les athlètes d’Équipe Canada peuvent vérifier leurs médicaments en :

  • utilisant DROGlobal;
  • envoyant un courriel à substances@cces.ca;                   
  • appelant le CCES au 1 800 672-7775 (sans frais);
  • communiquant avec le médecin de leur équipe ou celui du Comité paralympique canadien (CPC) assigné à leur sport.

Pendant les Jeux, les athlètes doivent consulter un médecin d’équipe du CPC concernant leurs médicaments.

Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques

Selon le Guide de contrôle antidopage de l’IPC, les athlètes d’Équipe Canada qui prennent des substances interdites pour des raisons médicales justifiées doivent détenir avant les Jeux une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), qu’on trouve dans ADAMS.

À compter d’aujourd’hui, pour satisfaire aux exigences en matière d’AUT du IPC, le CCES recommande que les athlètes d’Équipe Canada qui détiennent une AUT du CCES du l’IPC ou de la WCF vérifient ce qui suit :

  • Date d’expiration de l’AUT – pour s’assurer qu’elle est valable pendant les Jeux;
  • Médicament et dosage de l’AUT – pour s’assurer qu’ils tiennent compte du plan de traitement actuel;
  • Autorité mandatée de l’AUT – pour déterminer si l’IPC doit reconnaître l’AUT. Les athlètes qui ont obtenu une AUT auprès du CCES ou de la WCF doivent s’assurer que le Comité médical de l’IPC a reçu par l’intermédiaire d’ADAMS une copie du certificat d’approbation AUT valide et les documents médicaux pertinents afin de les examiner avant le 1er février 2018 pour entamer le processus de reconnaissance.

Les athlètes d’Équipe Canada qui ont besoin d’une AUT doivent :

  • Avant le 1er février 2018 – soumettre une demande à l'IPC. Exceptionnellement, les athlètes de curling doivent soumettre une demande à la WCF.
  • À compter du 1er février 2018 – envoyez directement au Comité médical de l’IPC le formulaire d’AUT de l’IPC dûment rempli accompagné des documents médicaux pertinents par l’intermédiaire d’ADAMS ou par courriel à tue@paralympic.org. Les médecins d’équipe faciliteront ce processus.

Dans tous les cas, les athlètes doivent tenir informés leur médecin d’équipe et le médecin en chef du CPC du statut de leur demande d’AUT.

Les athlètes peuvent obtenir des renseignements supplémentaires sur les AUT en :

L'utilisation de cathéters

L’IPC considère l’utilisation d’un cathéter urinaire par un athlète ayant besoin de se cathétériser comme de « l’équipement personnel. » Il y a des dangers potentiels à utiliser différents cathéters, comme le traumatisme urétral, des infections et des réactions allergiques. Les athlètes qui utilisent des cathéters urinaires pour la collecte d’échantillons d’urine en vue des contrôles antidopage doivent fournir leur propre cathéter. L’athlète sera responsable de cet aspect. Il sera également responsable d’utiliser le cathéter conformément aux instructions du fabricant.

Le personnel de PyeongChang 2018 équipera les postes de contrôle antidopage d’un certain nombre de cathéters stériles et scellés. Par contre, cet équipement ne comprendra jamais toutes les marques, toutes les tailles et tous les matériaux. Il s’agit d’un service gratuit offert aux athlètes.

Suppléments

Le Guide de contrôle antidopage de l’IPC recommande de faire preuve d’une extrême prudence concernant l’usage de suppléments. L’usage de suppléments nutritionnels par des athlètes est une source de préoccupations puisque dans de nombreux pays, la fabrication et l’étiquetage des suppléments peuvent ne pas respecter les bonnes pratiques de fabrication, telles que celles nécessaires pour les médicaments. Cela peut mener à la possibilité qu’un supplément contienne des substances interdites déclarées ou non déclarées aux termes des règlements antidopage. On a attribué un nombre important de résultats d’analyse anormaux au mauvais usage de suppléments.

Le CCES réitère qu’il n’existe aucun moyen de garantir qu’un supplément ne contient pas de substances interdites, même les suppléments dont aucune substance interdite ne figure sur leur étiquette. Les athlètes sont strictement responsables de tout ce qui se trouve dans leur échantillon. Consultez d’autres renseignements sur les risques de dopage liés à l’utilisation de suppléments ici.