Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang – renseignements antidopage

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) s’engage à fournir aux athlètes d’Équipe Canada les renseignements antidopage dont ils ont besoin pour participer aux Jeux olympiques d’hiver (les Jeux) de 2018 à PyeongChang. La présente vise à rappeler les règles et les responsabilités antidopage qui s’appliquent en tout temps aux athlètes d’Équipe Canada et certains renseignements propres à ces Jeux.

Règles antidopage

Les règles antidopage du Comité international olympique (CIO) seront en vigueur pendant les Jeux, lesquels commenceront le 1er février 2018 (à l’ouverture du village des athlètes) et prendront fin le 25 février 2018 (à la fin des cérémonies de clôture). Au cours de cette période, les athlètes pourraient subir des contrôles du dopage du CIO. Comme toujours, les athlètes pourraient en être avisés en tout temps et en tout lieu partout dans le monde, sans préavis.

Liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage

La Liste des interdictions 2018 de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est désormais rendue publique et sera en vigueur le 1er janvier 2018. Tous les échantillons prélevés par le CCES, les fédérations internationales (FI) et le CIO à compter du 1er janvier 2018 seront testés pour les substances et les méthodes qui figurent dans la Liste des interdictions 2018.

Selon les règles antidopage du CIO, les échantillons prélevés pendant la période de 12 heures avant le début de la compétition et jusqu’à sa fin seront analysés en tenant compte de toutes les substances et les méthodes qui figurent dans la Liste des interdictions 2018 de l’AMA. Une compétition fait référence à une course, à un match ou à une partie.

Les échantillons prélevés en dehors de la période de compétition d’un athlète seront analysés en tenant compte des substances et des méthodes interdites hors compétition uniquement.

Procédures de contrôle du dopage pendant les Jeux

Pendant les Jeux, en conformité avec les droits et les responsabilités des athlètes en vertu du Programme canadien antidopage, les athlètes d’Équipe Canada sont :

  • encouragés à se faire accompagner pendant un contrôle du dopage afin que cette personne agisse comme représentant et aide pour la traduction et l’interprétation, au besoin;
  • invités à signaler leurs inquiétudes concernant le processus de contrôle du dopage dans un Rapport supplémentaire (le cas échéant) ou dans la section Commentaires du Formulaire de contrôle du dopage;
  • sont mis au courant de nouveau qu’une fois qu’ils ont été avisés qu’ils doivent subir un contrôle du dopage, ils doivent se rendre immédiatement au poste de contrôle du dopage, à moins qu’ils demandent un délai pour une raison valable et que ce soit approuvé par l’équipe antidopage responsable des Jeux de 2018 à PyeongChang.

Les raisons valables pour exiger un délai avant de se rendre à un poste de contrôle du dopage comprennent :

  • Prendre part à une période de récupération;
  • Obtenir un traitement médical;
  • Remplir un engagement auprès des médias;
  • Participer à une séance d’entraînement;
  • Assister à une cérémonie de remise des médailles.

Si un athlète obtient un délai pour se présenter à un poste de contrôle du dopage ou pour quitter un poste de contrôle du dopage, il devra être accompagné par une escorte.

Visitez le site Web du CCES pour obtenir d’autres renseignements antidopage, incluant les procédures de prélèvement des échantillons ainsi que les droits et les responsabilités des athlètes.

Programme de localisation

Afin de protéger les athlètes sains et de rendre la lutte contre le dopage plus efficace, le CIO recueillera des renseignements sur la localisation.

Les règles antidopage du CIO stipulent que les athlètes d’Équipe Canada qui font partie du Groupe cible enregistré (GCE) du CCES ou du GCE de leur FI doivent continuer à mettre à jour les renseignements sur leur localisation dans ADAMS pendant les Jeux.

Les renseignements sur la localisation pendant les Jeux doivent comprendre :

  • Période de 60 minutes pour subir un contrôle du dopage;
  • Détails sur l’hébergement (incluant l’édifice et le numéro de chambre dans le village);
  • Horaire de compétition;
  • Emplacements et heures des séances d’entraînement.

Les athlètes peuvent nommer un chef d’équipe, un agent, un entraîneur ou une autre personne qui peut soumettre les renseignements sur leur localisation en leur nom, mais ils demeurent responsables de l’exactitude de leurs renseignements.

Les athlètes d’Équipe Canada qui font partie du Groupe national d’athlètes (GNA) ou du GCE du CCES doivent tenir leur chef d’équipe informé des renseignements suivants pendant les Jeux :

  • Détails sur l’hébergement (incluant l’édifice et le numéro de chambre dans le village);
  • Horaire de compétition;
  • Emplacements et heures des séances d’entraînement.

Médicaments

À compter du 1er janvier 2018, les athlètes qui doivent prendre des médicaments prescrits ou en vente libre doivent vérifier le statut de tous leurs médicaments afin de déterminer s’ils figurent dans la Liste des interdictions 2018 de l’AMA.

Au Canada, les athlètes d’Équipe Canada peuvent vérifier leurs médicaments en :

  • utilisant DROGlobal;
  • envoyant un courriel à substances@cces.ca;
  • appelant le CCES au 1 800 672-7775 (sans frais);
  • communiquant avec le médecin de leur équipe ou celui du Comité olympique canadien (COC) assigné à leur sport.

Pendant les Jeux, les athlètes doivent consulter un médecin d’équipe du COC concernant leurs médicaments.

Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques

Selon les règles antidopage du CIO, les athlètes d’Équipe Canada qui prennent des substances interdites pour des raisons médicales justifiées doivent détenir avant les Jeux une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), qu’on trouve dans ADAMS.

La Commission médicale et scientifique du CIO conseille aux athlètes de « traiter les demandes d’AUT sérieusement et demander l’aide d’experts dans tous les cas. Utiliser une substance ou une méthode interdite qui figure dans la Liste des interdictions 2018 avant ou sans l’obtention d’une AUT constitue une violation des règles antidopage (VRAD) » (Comité olympique international, 2017).

À compter d’aujourd’hui, pour satisfaire aux exigences en matière d’AUT du CIO, le CCES recommande que les athlètes d’Équipe Canada qui détiennent une AUT du CCES ou de leur FI vérifient ce qui suit :

  • Date d’expiration de l’AUT – pour s’assurer qu’elle est valable pendant les Jeux;
  • Médicament et dosage de l’AUT – pour s’assurer qu’ils tiennent compte du plan de traitement actuel;
  • Autorité mandatée de l’AUT – les athlètes qui détiennent une AUT du CCES doivent vérifier les exigences en matière d’AUT de leur FI pour les Jeux.

Les athlètes d’Équipe Canada qui ont besoin d’une AUT doivent :

  • Avant les Jeux – communiquer avec leur FI pour connaître les exigences en matière d’AUT;
  • Pendant les Jeux – soumettre une demande auprès de la Commission médicale et scientifique du CIO. Les médecins d’équipe faciliteront ce processus.

Dans tous les cas, les athlètes doivent tenir informés leur médecin d’équipe et le médecin en chef du COC du statut de leur demande d’AUT.

Les athlètes peuvent obtenir des renseignements supplémentaires sur les AUT en :

Politique en matière d’injection

La Commission médicale et scientifique du CIO énonce que les Jeux sont « sans seringues » pour tous les athlètes participants. Seuls les professionnels de la santé qualifiés (médecins ou infirmières) peuvent utiliser des seringues pour un traitement clinique justifié, qui doit être déclaré sur le formulaire désigné du CIO. Exceptionnellement, les seringues peuvent également être utilisées pour des auto-injections par les athlètes dont les conditions cliniques nécessitent des auto-injections et qui détiennent un AUT correspondante valable (par exemple, les diabétiques insulinodépendants) » (Comité olympique international, 2017). Consultez la politique dans son intégralité ici.

Suppléments

La Commission médicale et scientifique du CIO rappelle aux athlètes que « l’utilisation de suppléments nutritionnels est déconseillée, car vos échantillons pourraient révéler la présence de substances interdites. Les suppléments devraient uniquement être utilisés pour des raisons médicales et toujours sous la supervision d’un professionnel médical (comme le médecin de l’équipe ou le nutritionniste du sport) afin de minimiser le risque que vos échantillons révèlent la présence de substances interdites » (Comité olympique international, 2017).

Le CCES réitère qu’il n’existe aucun moyen de garantir qu’un supplément ne contient pas de substances interdites, même les suppléments dont aucune substance interdite ne figure sur leur étiquette. Les athlètes sont strictement responsables de tout ce qui se trouve dans leur échantillon. Consultez d’autres renseignements sur les risques de dopage liés à l’utilisation de suppléments ici.

Hyperandrogénisme

En novembre 2015, la Commission médicale et scientifique du CIO a mis sur pied un groupe d’experts afin d’analyser les preuves scientifiques et cliniques accessibles sur le changement de sexe et l’hyperandrogénisme. Comme ce fut le cas pendant les Jeux olympiques de 2016 à Rio, le CIO n’imposera pas d’autres règles aux athlètes féminines hyperandrogéniques pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang. Consultez d'autres renseignements ici.

Travail cité

Comité olympique international. (2017, septembre 13). Règles antidopage - PyeongChang 2018-COI-CON Relations-Bulletin d'Information.