Quand l’important n’est pas pris au sérieux, tout le monde perd

20 septembre 2012

Imaginez s’il existait un moyen de réduire le suicide et la grossesse chez les adolescents, la consommation de drogues, l’obésité, les bandes de jeunes et le crime, si on pouvait ainsi améliorer l’estime de soi, les résultats scolaires, la santé physique et mentale, aider les nouveaux Canadiens à intégrer leur collectivité, acquérir des compétences de vie importantes, forger son caractère et accroître le capital social chez les jeunes. Si un tel moyen existait, j’ose imaginer que nous le protégerions, que nous nous assurerions qu’il prospère et que tous les enfants de notre collectivité y ont accès. Eh bien, devinez quoi! Il existe et cela s’appelle le sport. Mais ce n’est pas n’importe quel sport qui offre tous ces avantages. C’est le sport sain, le sport axé sur des valeurs et des principes, et au Canada, nous appelons ce type de sport le Sport pur.

Plusieurs collectivités, organismes de sport et écoles ont adhéré au mouvement Sport pur au Canada afin de soutenir les principes Sport pur et de s’engager à offrir une meilleure expérience sportive à leurs athlètes. Plusieurs écoles ontariennes ont adhéré au mouvement Sport pur.

Vient ensuite la bataille entre les enseignants et la province de l’Ontario à propos du dernier contrat des enseignants. Je ne veux pas discuter de la loi, de la négociation collective, de l’économie provinciale ou des conditions de travail des enseignants. Les deux parties ont leur opinion et comme pour n’importe quel débat, certains arguments des deux parties sont valables.

Cependant, il semble être relativement facile de cacher à nos jeunes cet avoir public incroyablement important que nous appelons le sport quand nous connaissons les avantages considérables qu’il peut procurer. Les enfants qui ont le plus besoin du sport y ont uniquement accès à l’école. À cette étape de leur vie, s’ils ne peuvent pas pratiquer de sport, ils pourraient ne jamais vouloir en refaire quand les enseignants et les politiciens auront réglé leurs différends. S’ils ne pratiquent plus de sport, tous les avantages qu’ils auraient pu en retirer sont perdus à jamais.

Nous ne défendrions pas les enseignants qui n’enseigneraient pas les mathématiques, l’anglais, les sciences ou une autre matière de base. Mais personne ne s’inquiète outre mesure du fait que le sport n’est plus accessible. Cela représente l’aspect le plus triste de l’arrêt de travail des enseignants. Il souligne le peu d’importance que nous accordons au sport à l’école. Pourtant, pensez à tous les avantages que le sport peut procurer. Il n’existe aucune autre matière ou activité à l’école ou dans notre collectivité qui pourrait offrir les mêmes avantages que le sport. Pourquoi une chose si importante est-elle considérée comme si elle ne l’était pas du tout?

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Éthique