Quand le mauvais génère du bon

19 septembre 2012

De nos jours, puisque le sport est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 grâce à la radio, à la télévision et à Internet, les enfants sont constamment exposés à tous les sports. Étant donné que les médias préfèrent dramatiser le revers du sport plutôt que de mettre en valeur son aspect sensationnel, les jeunes sportifs n’entendent parler que des athlètes qui se comportent mal. Ils ne représentent pas nécessairement les modèles de rôle que les parents choisiraient pour leurs enfants ou les comportements qu’ils voudraient qu’ils adoptent.

Cependant, de temps à autre, entendre parler continuellement des athlètes qui se comportent mal peut procurer des avantages. Le weekend dernier, le comportement homophobe de Yunel Escobar, joueur d’arrêt-court pour les Blue Jays de Toronto, pourrait en constituer un exemple.

Pendant la partie des Blues Jays de samedi, Escobar a choisi de porter des bandes noires sous les yeux sur lesquelles figurait l’inscription écrite en espagnol « TU ERE MARICON ». Bien que la signification de l’expression varie selon son interprète, elle peut facilement être traduite par « tu es une tapette ». Le mot « maricon » peut également vouloir dire efféminé et faible. Nous sommes presque tous d’accord que l’expression constitue une insulte et qu’elle crie à l’homophobie.

De quelque façon qu’on le regarde, Escobar n’aurait pas dû porter ces bandes noires. Peu importe le langage, la culture ou autres circonstances atténuantes, un athlète professionnel ne devrait pas poser un tel geste et c’est pourquoi une sanction assez sévère (suspension de trois parties) a été imposée aux Blue Jays. Escobar a également participé à une conférence de presse où il s’est excusé et il a expliqué qu’il ne voulait pas blesser personne. L’incident, l’analyse, la sanction et les excuses ont fait la une du sensationnalisme sportif 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

C’est dans un cas comme celui-ci que le mauvais peut avoir généré du bon. Les jeunes athlètes et adeptes de sport qui ont été informés de ce comportement inacceptable peuvent également être homophobes. Malheureusement, en Amérique du Nord, de jeunes athlètes masculins agissent souvent ainsi et profèrent des insultes à leurs adversaires. Toutefois, la couverture que cet incident a obtenue envoie un message clair et sans équivoque de la part de l’athlète, de l’équipe et des médias. Ce type de comportement n’a pas sa place dans le sport ou la société.

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