Mettre les morceaux ensemble (partie 1)

25 février 2013

Faire un tout du système sportif canadien s’apparente à un casse-tête. Ce système diffère de tous les autres. Ce n’est ni un système basé sur le sport scolaire (comme chez nos voisins), ni un système  basé sur les clubs (comme le système européen). Notre système comprend un peu des deux, mais au niveau communautaire, il repose largement sur des bénévoles et fait partie du secteur à but non lucratif. Dans les localités canadiennes, le système représente un énorme capital social quand on songe aux millions de bénévoles qui œuvrent dans le sport, mais est également grandement vulnérable aux influences et pressions dictées par des intérêts particuliers. Dans nos localités, on retrouve des organismes sportifs qui sont généralement membres d’organismes provinciaux ou territoriaux (mais ce n’est pas toujours le cas), et à leur tour, ces organismes provinciaux et territoriaux sont membres de leurs organismes nationaux directeurs de sport.

Les gouvernements, aux paliers fédéral, provinciaux et territoriaux cherchent à influencer ce qui se passe au sein du système sportif canadien en injectant des fonds dans les volets du sport qui les intéressent. D’une part, les gouvernements peuvent influencer les priorités en utilisant les subsides comme incitatif, d’autre part, ce sont les millions de Canadiens membres de notre système sportif qui font fonctionner le système. Qu’il s’agisse de voter durant l’assemblée générale annuelle d’un organisme national de sport ou de voter au sein d’un organisme sportif communautaire, ces décisions façonnent le système.

Il est vrai, que le sport scolaire est présent et que dans certaines collectivités, il s’agit de la principale source de sport. Il est également vrai que les intérêts privés s’investissent de plus en plus dans certains sports au niveau communautaire. Mais, pour l’ensemble, le système sportif canadien est une organisation bénévole dirigée par ses membres.

La Politique canadienne du sport 2012 (http://www.sirc.ca/fr/CSPRenewal/documents/CSP2012_FR.pdf) approuvée en  juin dernier par les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables du sport, instaure un cadre politique général pour notre système sportif. En l’essence, la Politique préconise une vision élargie de ce que le sport peut apporter à la société canadienne. Au-delà du sport pour le sport, on y reconnaît que l’incidence positive du sport sur les collectivités n’est pas pleinement exploitée.  La Politique aborde l’importance d’assurer de solides programmes sur le plan technique aux athlètes en développement, la nécessité d’accroître les taux de participation au sport et la valeur des athlètes canadiens qui excellent sur la scène internationale. Pour la première fois, la Politique reconnaît explicitement  l’importance des valeurs rattachées au sport, à tous les niveaux, y compris la valeur de la victoire.

Si la Politique canadienne du sport 2012 est le plan directeur général que doit suivre le système sportif canadien, comment toutes les pièces du casse-tête s’agencent-elles ensemble? Demain, dans mon billet, je vous ferai part de mes idées sur la question. 

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Éthique