Les suppléments font la nouvelle… encore

Les suppléments, depuis longtemps le fléau de dopage des athlètes à la recherche d’un avantage additionnel, font à nouveau les manchettes. Cette fois, il s’agit d’un produit appelé « Craze » qui subit présentement les foudres des communautés médicale et scientifique et du mouvement antidopage.

On rapporte que le « Craze » contient des composés semblables aux amphétamines, qui stimulent le système nerveux central. En bref, il s’agit d’un puissant stimulant. Son utilisation par les humains n’a pas fait l’objet d’études et ses conséquences sur la santé sont inconnues. Qui est susceptible de vendre un tel produit? Qui voudrait l’acheter? Avant qu’il ne soit récemment retiré des tablettes, le produit était fabriqué par Driven Sports et vendu par Walmart et GNC, entre autres.

C’est là que réside le problème de nombreux suppléments : ils ne sont PAS réglementés de façon adéquate. Ils sont fabriqués en vertu d’exigences très souples, voire inexistantes, et sont souvent mis en marché avec peu ou pas de considération pour ce que le négociant prétend que le produit peut faire. Les personnes qui cherchent à réaliser un gain rapide s’attaquent à tout le monde, depuis l’athlète de haute performance à la recherche de quelque chose qui lui permettra d’atteindre le prochain niveau jusqu’au quidam sans méfiance qui fréquente le gymnase et qui cherche à ajouter à sa masse musculaire et à perdre un peu de gras.

Vous pensez pouvoir vous fier à l’étiquette du produit et au battage publicitaire? Pensez-y à nouveau. Ce que l’étiquette affirme être dans le produit n’est pas toujours le cas et les prétentions promotionnelles qui entourent le produit sont rarement fondées sur des preuves.

Néanmoins, les athlètes continuent à jouer aux dés avec les suppléments. Ils font confiance au bouche à oreille ou se fient sur les bienfaits du produit proclamés sur Internet et ils courent le risque de violer des règles antidopage en cours de route. Même les adeptes du gymnase sans méfiance risquent leur santé en faisant confiance aux conseils sur les suppléments que leur prodigue la personne mal informée qui utilise l’appareil d’exercice à côté d’eux.

Y a-t-il quoi que ce soit que les consommateurs puissent faire? D’abord, ils peuvent visiter le site Web du CCES à www.cces.ca et lire nos nombreuses mises en garde sur les dangers des suppléments. Ensuite, s’ils estiment toujours qu’ils doivent faire usage de suppléments, les produits les plus sûrs qu’un athlète puisse acheter pour réduire son risque d’un contrôle positif sont les suppléments qui portent la certification NSF Certified for Sport®. Cependant, il ne s’agit pas d’une garantie à 100 % – une telle garantie n’existe pas – mais c’est le mieux qu’on puisse faire. Rappelez-vous, les athlètes portent toujours l’ultime responsabilité ce que qui se produit dans leurs corps!

Quand il s’agit de suppléments, le vieil adage - « Quand ça semble trop beau pour être vrai, C’EST trop beau pour être vrai! » ne saurait jamais mieux s’appliquer.

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