Alerte!

12 juin 2013

La décision controversée de la Fédération québécoise de soccer (FQS) visant à interdire le port du turban et les efforts déployés subséquemment par l’Association canadienne de soccer (ACS) dans le but d’infirmer la décision représentent une excellente étude de cas sur le plan éthique.

Prendre des décisions éthiques ou « faire ce qu’il faut » revient toujours à optimiser les avantages et à minimiser les inconvénients. Il est possible d’évaluer les avantages et les inconvénients de différentes manières, notamment en les filtrant à l’aide des principes Sport pur : vas-y, respecte les autres, amuse-toi, inclus tout le monde, fais preuve d’esprit sportif, garde une bonne santé et donne en retour.

Quand nous appliquons ces principes à la décision de la FQS visant à interdire le port du turban, nous demeurons tous perplexes. Il ne fait aucun doute que le bannissement des turbans léserait les personnes qui les portent pour des croyances religieuses et culturelles, ce qui les empêcherait de pratiquer le « beau sport ». De plus, cette décision ne présenterait aucun avantage tangible et violerait même les principes Sport pur suivants : respecte les autres, amuse-toi, inclus tout le monde et donne en retour.

En revanche, la proposition de l’ACS visant à lever l’interdiction de porter un turban ne porterait atteinte à personne et entraînerait plusieurs avantages, surtout de permettre à tous les Canadiens de pratiquer ce « beau sport ». Ainsi, cette décision appuierait directement les principes Sport pur suivants : respecte les autres, amuse-toi, inclus tout le monde, garde une bonne santé et donne en retour.

Selon moi, la partie semble « gagnée d’avance ». Félicitations à l’ACS!